top of page

Budget communal 2026 à Fleurus : comprendre les chiffres et les choix

  • Photo du rédacteur: Equipe du Bourgmestre
    Equipe du Bourgmestre
  • 7 janv.
  • 8 min de lecture

Chaque année, le budget communal est un moment fondamental de la vie démocratique locale. Il ne s’agit pas seulement d’un document technique destiné aux spécialistes des finances publiques, mais bien d’un outil politique majeur, qui traduit concrètement les priorités de la majorité, les contraintes qu’elle doit affronter et les choix qu’elle assume pour l’avenir de la commune.



Le budget communal 2026 de la Ville de Fleurus s’inscrit dans un contexte particulièrement exigeant pour l’ensemble des communes wallonnes : inflation persistante, charges imposées par d’autres niveaux de pouvoir, règles budgétaires plus strictes et attentes croissantes de la population. Face à ces réalités, l’équipe du bourgmestre a fait un choix clair : dire la vérité des chiffres, maintenir un haut niveau de services publics, protéger la solidarité locale et continuer à investir pour le futur, sans mettre en péril l’équilibre financier communal .


L’objectif de cet article est simple : mettre des chiffres sur les choix, les expliquer clairement, les commenter et permettre à chaque citoyenne et citoyen de comprendre comment est construit le budget de l'Equipe du Bourgmestre de Fleurus.


  1. Le budget communal : un acte politique avant d’être comptable


Un budget communal sert à prévoir, pour une année donnée, l’ensemble des recettes et des dépenses de la commune. Il doit permettre de faire fonctionner les services communaux au quotidien (administration, voiries, écoles, propreté, action sociale…) tout en finançant les investissements nécessaires pour améliorer le cadre de vie.


Pour 2026, la Ville de Fleurus a élaboré son budget en respectant scrupuleusement les circulaires du Ministre des Pouvoirs locaux. Ces règles encadrent fortement l’autonomie communale, notamment en matière d’équilibre budgétaire et d’endettement. Dans ce cadre, l’équipe du bourgmestre assume un choix clair : faire preuve de responsabilité financière sans sacrifier les missions essentielles de la commune.


  1. Un budget 2026 construit sous fortes contraintes


L’exigence de l’équilibre budgétaire

La Région wallonne impose aux communes de présenter un budget équilibré à l’exercice propre du service ordinaire. Concrètement, cela signifie que les recettes de l’année doivent couvrir les dépenses de l’année, sans artifices. À défaut, la commune s’expose à une mise sous surveillance via un plan de convergence.


Pour 2026, l’incertitude est renforcée par l’absence, à ce stade, de garantie régionale quant à la possibilité de mobiliser les fonds de réserve ordinaires pour équilibrer le budget. Face à cette incertitude, le choix politique de l’équipe communale est clair : ne pas bâtir le budget sur des hypothèses fragiles, mais sur des bases prudentes et réalistes.


Une nouvelle approche de l’endettement

Autre évolution importante : la fin du mécanisme de la « balise d’emprunt ». Désormais, ce sont des ratios d’endettement qui servent de référence. L’objectif reste le même : garantir un niveau de dette soutenable à moyen et long terme.

L’équipe du bourgmestre assume ici une position équilibrée : investir quand c’est nécessaire, mais sans faire porter aux générations futures une charge excessive. Cette logique de gestion saine est au cœur du budget 2026.


  1. Le budget ordinaire 2026 : de quoi parle-t-on concrètement ?

Avant d’entrer dans les chiffres, il est important de comprendre ce que recouvre le budget ordinaire. Il s’agit du budget qui permet à la commune de fonctionner au quotidien. C’est lui qui finance, jour après jour, les services dont les citoyennes et citoyens bénéficient directement : écoles communales, entretien des voiries, propreté publique, administration, bibliothèques, infrastructures sportives, sécurité, action sociale ou encore soutien au tissu associatif.


Contrairement au budget extraordinaire, qui concerne les investissements ponctuels, le budget ordinaire doit impérativement être équilibré chaque année. La Région wallonne impose en effet aux communes de présenter un budget dont les recettes couvrent les dépenses à l’exercice propre, sous peine de devoir entrer dans un plan de convergence contraignant.


C’est donc sur ce budget que se mesure, très concrètement, la capacité d’une commune à gérer sainement ses finances, tout en maintenant un niveau de service public élevé.



Les chiffres clés du budget ordinaire 2026

Pour l’année 2026, le budget ordinaire de la Ville de Fleurus s’établit comme suit :

  • Recettes totales : 38.821.872,35 €

  • Dépenses totales : 38.781.100,57 €

  • Résultat à l’exercice propre : +40.771,78 €

  • Résultat cumulé : +187.034,17 €

👉 Concrètement, cela signifie que la commune présente un budget strictement à l’équilibre, avec une marge volontairement très limitée. Ce choix traduit une volonté politique claire : ne pas masquer les difficultés, ne pas reporter les charges sur l’avenir, mais piloter le budget au plus près de la réalité financière.

3.1 Le personnel communal : pourquoi ce poste est central dans le budget

Dans toute commune, les dépenses de personnel constituent le premier poste budgétaire. C’est une réalité structurelle : sans agents communaux, il n’y a ni écoles ouvertes, ni rues entretenues, ni services administratifs accessibles, ni politiques sociales efficaces.


À Fleurus, les dépenses de personnel atteignent en 2026 16.693.376,96 €, soit un peu plus de 43 % du budget ordinaire. Elles augmentent de +125.449,53 € par rapport à 2025.


Cette évolution ne résulte pas d’un gonflement incontrôlé de l’effectif, mais de plusieurs facteurs clairement identifiés :

  • l’indexation automatique des salaires, imposée par le contexte inflationniste, pour un impact estimé à près de 200.000 € ;

  • la poursuite d’une politique de revalorisation et de reconnaissance du personnel communal ;

  • le maintien d’une assurance hospitalisation, élément important d’attractivité et de protection sociale pour les agents.


En parallèle, des arbitrages responsables ont été posés. Un recrutement prévu précédemment, mais qui n’avait pas été concrétisé, n’a pas été reconduit, générant une économie estimée à environ 70.000 €.

L’équipe du bourgmestre assume une ligne claire : le personnel communal n’est pas une charge à réduire mécaniquement, mais un levier essentiel de qualité du service public. Les économies recherchées sont ciblées, réfléchies mais jamais idéologiques.

3.2 Les dépenses de fonctionnement : expliquer la baisse sans simplifier à l’excès

Les dépenses de fonctionnement connaissent, pour 2026, une diminution significative. Ce choix traduit une volonté politique claire : mieux gérer, sans affaiblir les services rendus aux citoyens.


Concrètement, cela signifie une attention accrue aux achats, à l’énergie, aux contrats et aux frais généraux. L’objectif n’est pas de réduire pour réduire, mais d’optimiser l’utilisation de chaque euro public, dans l’intérêt collectif.


En 2026, ces dépenses s’élèvent à 7.239.002,53 €, soit :

  • –307.371,46 € par rapport au budget initial 2025 ;

  • –461.559,11 € par rapport à la dernière modification budgétaire de 2025.


Cette baisse ne signifie pas que la commune « fait moins », mais qu’elle fait autrement. Elle résulte :

  • d’un examen ligne par ligne des crédits ;

  • d’un ajustement plus fin aux consommations réelles ;

  • d’une réorganisation de certains postes pour plus de lisibilité et d’efficacité.


Un choix politique assumé ! Plutôt que de réduire les services à la population, l’Équipe du Bourgmestre a choisi de rationaliser les moyens, en veillant à ce que chaque euro dépensé produise une utilité concrète pour les citoyens.

3.3 Action sociale : pourquoi la dotation au CPAS augmente

L’action sociale est l’un des domaines où les effets des crises successives se font le plus durement sentir. Inflation, précarité énergétique, augmentation des demandes d’aide : les besoins augmentent, et les communes sont en première ligne.


Face à la précarité, l’équipe du bourgmestre fait le choix de ne pas se désengager. La solidarité locale est considérée comme une mission essentielle de la commune. Pour 2026, la dotation communale au CPAS de Fleurus atteint 3.058.433,57 €, soit une augmentation de +90.080,59 € (+3 %) par rapport à 2025. Cette évolution s’inscrit dans une tendance de long terme et reflète la réalité des besoins sur le terrain.


À cette dotation s’ajoutent notamment :

  • 36.000 € pour l’épicerie sociale ;

  • le maintien de crédits dédiés aux actions de cohésion sociale.



3.4 Dette communale et arrêt de la balise d’emprunt : ce qui change en 2026

Pendant de nombreuses années, les communes wallonnes étaient encadrées par un mécanisme appelé « balise d’emprunt ». Concrètement, cette balise fixait un plafond annuel d’emprunts autorisés, indépendamment de la situation réelle de la dette communale. Ce système, jugé rigide et peu lisible, a été abandonné par la Région wallonne.


Depuis 2026, ce mécanisme est remplacé par des ratios d’endettement, qui évaluent :

  • le volume global de la dette ;

  • le poids réel des charges de dette par rapport aux recettes communales.


Pour Fleurus, les charges de dette s’élèvent à 6.207.729,89 €, en augmentation de +1.490.074,47 € par rapport à 2025. Cette hausse s’explique par la réinscription d’emprunts liés à des investissements nécessaires.


Toutefois, le ratio des charges financières s’établit à 16,48 %, en dessous du seuil régional de 17,5 %, ce qui signifie que la dette reste maîtrisée et soutenable.


La majorité assume donc une dette utile, orientée vers l’investissement, et refuse à la fois l’endettement excessif et l’immobilisme.


3.5 Assumer les charges héritées du passé

Le budget 2026 intègre également des dépenses liées à des décisions ou des mécanismes antérieurs, comme la cotisation de responsabilisation à l’ONSS. Cette charge, qui dépasse 1,7 million d’euros, résulte de règles fédérales strictes en matière de pensions.


Là aussi, l’équipe du bourgmestre fait le choix de la transparence et de la responsabilité : assumer ces obligations légales, sans les masquer, et les intégrer clairement dans la trajectoire financière communale.

Il en va de même pour les subventions aux fabriques d’église, ajustées sur base de décisions formelles du Conseil communal. Ces dépenses répondent à un cadre légal précis et sont traitées avec rigueur et neutralité.


  1. Budget extraordinaire : pourquoi investir reste un choix politique fort


Le budget extraordinaire concerne les investissements : voiries, bâtiments, équipements publics. En 2026, le résultat de ce budget est négatif, ce qui est logique puisqu’il reflète une politique d’investissement active.



L’équipe du bourgmestre assume pleinement ce choix. Ne pas investir aujourd’hui, c’est fragiliser Fleurus demain. Les investissements communaux soutiennent l’économie locale, améliorent le cadre de vie et préparent la transition de la commune face aux défis sociaux, énergétiques et environnementaux.


Pour 2026, les dépenses extraordinaires atteignent 18.610.334,50 €.


Ces investissements sont financés par :

  • 9.256.938,97 € de prélèvements sur les réserves ;

  • 7.345.320,53 € d’emprunts ;

  • 2.008.075 € de subsides.


👉 Utiliser les réserves avant d’emprunter permet de limiter l’impact sur la dette future. Ce choix traduit une gestion prudente, tout en maintenant un niveau d’investissement indispensable pour la qualité de vie et l’attractivité de la commune.


En synthèse : un budget de responsabilité et d’engagement

Le budget communal 2026 de Fleurus est un budget de responsabilité, de continuité et d’engagement politique. Il traduit une volonté claire : gérer avec sérieux, investir avec discernement et agir dans l’intérêt général.


Le budget communal 2026 de Fleurus en chiffres
  • Budget ordinaire total : 38,82 millions €

  • Personnel communal : 16,69 millions €

  • Fonctionnement : 7,24 millions €

  • Action sociale (CPAS) : 3,06 millions €

  • Charges de dette : 6,21 millions €

  • Investissements (budget extraordinaire) : 18,61 millions €

  • Résultat 2026 : budget à l’équilibre (+40.771 €)


Comprendre le budget, c’est comprendre les choix qui façonnent la commune. L’équipe du bourgmestre continuera à expliquer ces choix avec transparence et à dialoguer avec les citoyennes et citoyens, parce que la gestion communale est avant tout une affaire collective. Le budget 2026 n’est donc pas un document isolé. Il s’inscrit dans une vision globale, cohérente avec la Déclaration de Politique Générale et le Programme Stratégique Transversal 2024-2030.


Les priorités sont claires : services publics accessibles, solidarité, qualité de vie et gestion financière durable.


Les chiffres du budget communal 2026 ne sont pas neutres. Ils racontent :

  • une commune qui tient ses finances ;

  • une majorité qui assume ses priorités ;

  • un projet politique qui refuse les fausses solutions.


Vous avez une question sur le budget communal ou sur les choix opérés pour 2026 ?




Commentaires


bottom of page