PST : on fait le point sur les engagements pour 2025
- Equipe du Bourgmestre

- 24 août
- 7 min de lecture
Le 15 juin dernier, nous avons déposé sur la table du Conseil communal un document que peu de communes acceptent de publier : le bilan chiffré, action par action, de tout ce que nous avions promis de faire en 2025.
Pas une brochure. Pas une plaquette de fin d'année. Un rapport d'évaluation de trente-trois pages, avec ses réussites, ses retards et ses points de blocage. Voici ce qu'il dit.
Le PST, c'est quoi encore ?
Quand on demande la confiance des Fleurusiens, on prend des engagements. Le Programme Stratégique Transversal - le PST - c'est ce qui transforme ces engagements en une liste précise, datée et vérifiable.
Il fonctionne en entonnoir. Sept grandes thématiques couvrent tout ce que fait une commune : administrer et participer, habiter et se déplacer, apprendre et se développer, s'épanouir et se divertir, prendre soin de soi et des autres, se nourrir et s'approvisionner, vivre ensemble et collaborer. Ces sept thématiques se déclinent en 35 objectifs stratégiques.
Ces 35 objectifs se déclinent à leur tour en 404 actions concrètes, chacune avec une échéance précise entre 2024 et 2030. Ce n'est pas un document d'intention. C'est une liste de courses avec des dates. Le Conseil communal en a pris acte le 22 septembre 2025. Nous nous étions engagés à en rendre compte chaque année, publiquement. Le 15 juin 2026, nous avons tenu cet engagement-là aussi : le Conseil a pris acte de la première évaluation annuelle, portant sur l'année 2025.
Comment se lit un taux de réalisation
Sur les 404 actions du PST, toutes n'étaient pas prévues pour 2025. Certaines sont planifiées pour 2027, d'autres pour 2029, d'autres courent sur toute la mandature.
Une action non entamée à ce stade n'est donc pas un retard : elle est simplement "à l'heure". Le périmètre réellement évaluable pour cette première année, c'était 127 actions. Pas 404.
Sur ces 127, 115 ont été réalisées.

Les douze restantes ne sont pas à l'arrêt : à une exception près, elles étaient déjà lancées à la fin de l'année. Au total, 99,2 % des engagements de 2025 sont réalisés ou engagés.
Et il y a un troisième chiffre, celui qui en dit sans doute le plus sur le rythme de travail : 42 actions qui n'étaient prévues que pour 2026, 2027, voire 2030, ont déjà été réalisées. Le rapport parle d'un taux d'anticipation de 26,8 %.
Considérant ces premiers éléments, la progression réelle de la mandature atteint 55,2 % (contre 28,6 % attendus à ce stade du calendrier). Cela ne veut pas dire que le programme est à moitié terminé. Cela veut dire que plus d'une action sur deux est aujourd'hui réalisée ou en mouvement, lancée, engagée, en chantier. Ce n'est pas la même chose, et nous préférons le dire nous-mêmes.

Où ça avance, thématique par thématique
Trois thématiques affichent 100 % des actions prévues pour 2025. En descendant d'un cran dans le détail, ça donne : 7 actions sur 7 en matière de logement, 5 sur 5 sur la sécurité des biens et des personnes, 4 sur 4 sur la propreté, 6 sur 6 sur l'énergie et la transition, 11 sur 11 sur le bien-être animal, 7 sur 7 sur le commerce.

Deux thématiques sont plus contrastées, et il faut le dire : apprendre et se développer (16 réalisées sur 20) et vivre ensemble et collaborer (17 sur 22). Ce sont aussi celles qui concentrent le plus d'actions en cours parce qu'elles reposent sur des chantiers longs : travaux scolaires, conventions avec des associations, partenariats sociaux. Ces dossiers-là ne se bouclent pas en quelques mois.
Ce que ça change, concrètement
Un pourcentage, ça ne parle pas toujours clairement. D'autant plus qu'avec l'Équipe du Bourgmestre, nous travaillons en tenant compte des réalités du terrain : certaines de nos priorités ont évolué depuis le début de la mandature, parce que les besoins des Fleurusiens évoluent aussi.
Voici donc ce qui existe aujourd'hui à Fleurus et qui, sur le papier, n'aurait dû arriver que bien plus tard.
« Un programme, ce n'est pas un rail. Depuis le début de la mandature, je passe une grande partie de mon temps dans les quartiers, dans les écoles, sur les marchés. Quand un besoin devient urgent, on le remonte dans l'ordre des priorités. C'est comme ça qu'on se retrouve avec quarante-deux actions réalisées avant l'heure. », Loïc D'Haeyer - Bourgmestre
Pour les familles. Des référentes « Handicontact » accompagnent désormais, au sein de la Ville, les personnes en situation de handicap et les familles monoparentales : c'était prévu pour 2026. Les parents de tout-petits ont eu la parole pour la première fois, avec une enquête annuelle de satisfaction dans nos milieux d'accueil, et deux journées de formation ont été organisées avec l'ONE pour les professionnelles de la petite enfance. L'espace jeux d'Heppignies a été redynamisé, deux ans avant l'échéance fixée. Le projet pédagogique et éducatif de nos écoles est passé en Collège puis au Conseil. Et nos écoles se sont engagées dans le label « École plus propre » avec BeWaPP, un engagement qui n'était attendu que pour 2029.
Pour le portefeuille des ménages. Nous nous étions engagés à maintenir la stabilité globale des taxes communales à l'horizon 2030. La réforme fiscale a été menée dès 2025, soit cinq ans plus tôt. Les primes communales pour l'isolation des toitures et des façades ont été maintenues et adaptées, en complément des aides régionales. Le Wi-Fi gratuit est aujourd'hui accessible dans la plupart des bâtiments communaux ; il reste à finaliser dans les écoles.
Pour la sécurité et le cadre de vie. Les zones accidentogènes ont été répertoriées et les analyses de vitesse rassemblées sur une carte unique de l'entité. C'est ce qui permet de décider où intervenir en premier, plutôt qu'au feeling. L'interdiction du charroi lourd dans les centres a été finalisée, avec signalisation et contrôles. Les points noirs de propreté ont été cartographiés, ce qui conditionne l'implantation des nouvelles infrastructures de collecte. Et le parc canin de la Plaine des Sports dispose enfin d'un règlement, de mobilier et d'une signalétique.
Pour le commerce et les producteurs. Le marché mensuel des producteurs est pérennisé de juin à septembre. La campagne de recrutement a attiré 67 candidatures pour 52 places retenues, et une permanence mensuelle permet aux producteurs et aux commerçants de parler directement à l'échevin en charge du Commerce. Des marchés à thème et des animations ont été mis en place — c'était planifié pour 2027. Plusieurs écoles se rendent désormais aux Vergers de Fleurus, et un partenariat a été noué avec Fresh'o pour intégrer les produits locaux. Une carte de fidélité entre commerçants est à l'étude via l'application MoveIn.
Pour la vie de la cité. Les jumelages ont repris du souffle : un premier échange intergénérationnel a eu lieu à Lugo, un nouveau jumelage a été conclu avec Licata en Sicile, et une feuille de route commune a été envoyée à l'ensemble de nos villes jumelles. La liste des sépultures historiques, qui datait de 2015, a été actualisée, anciens combattants, déportés.
Et parfois, agir consiste aussi à arrêter. La plateforme Fluicity a été supprimée : elle n'était pas utilisée et engendrait des coûts de maintenance inutiles.
Ce qui n'a pas avancé comme prévu
C'est la partie que la plupart des bilans oublient. Nous, nous la publions.
Sur 404 actions, 11 sont identifiées comme des points de vigilance.
C'est peu. Ce n'est pas rien.
La phase 2 des travaux de l'école de la rue de Tamines est reportée. La phase 1 s'est achevée en 2024 et 2025 a été la première année complète de fonctionnement dans les nouveaux locaux. Pour des raisons budgétaires et fonctionnelles, la suite a dû être décalée.
L'audit des mesures de mobilité est reporté à 2027. Nous l'assumons : auditer des mesures avant de les avoir mises en place serait contreproductif. Le test vélo et le réseau points-nœuds sont passés en priorité. L'audit portera sur du concret.
Le sondage auprès des entreprises n'a pas encore été lancé, faute de moyens humains suffisants. Il nécessitera un renfort.
Les échanges linguistiques entre écoles restent l'exception. Une seule école les pratique aujourd'hui. L'objectif est de généraliser la démarche, il n'est pas atteint.
Aucun pavé de la mémoire n'a encore été scellé à Fleurus. Les commémorations citoyennes sont nombreuses et régulières, place Ferrer, à Wanfercée-Baulet, à Lambusart. Mais sur ce point précis, nous ne sommes pas au rendez-vous.
Trois autres actions ont été classées « hors périmètre » : l'Observatoire communal de la santé, le suivi local du permis de détention d'animaux domestiques, et la redéfinition du service d'accompagnement personnalisé pour les trajets. Leur faisabilité ou leur rattachement doivent encore être clarifiés. Elles seront réexaminées lors de l'évaluation de mi-mandat, en 2027. Nous ne les faisons pas disparaître du tableau pour améliorer un pourcentage.
« On peut promettre et espérer que personne ne vérifie. On peut aussi publier ses retards et accepter d'en répondre. Nous avons choisi la deuxième option, et nous nous y tiendrons jusqu'en 2030. », Isabelle Di Michele, Cheffe de file
Ce qui vient maintenant
2026 sera une année de consolidation : sécuriser les chantiers lancés, traiter les onze points de vigilance, documenter précisément ce qui a été réalisé.
En 2027, l'évaluation de mi-mandat permettra d'ajuster ce qui doit l'être. En 2030, nous rendrons le bilan complet de la mandature.
D'ici là, il y aura un rendez-vous chaque année, avec les mêmes chiffres pour tout le monde.
Pourquoi nous publions tout ça
Un programme politique qu'on ne vérifie jamais, c'est une promesse. Un programme qu'on mesure chaque année, action par action, devant le Conseil communal, c'est un contrat.
Nous ne demandons pas qu'on nous croie sur parole. Nous demandons qu'on vérifie.
Continuons ensemble à faire avancer Fleurus.
Et vous, qu'est-ce qui doit avancer en priorité ?
Le rapport complet de l'évaluation 2025 est consultable ici :
Et si une action du PST vous tient particulièrement à cœur, une rue, une école, un service, dites-le-nous en commentaire. C'est aussi comme ça que nous préparons l'avenir et les prochaines échéances importantes.
.png)


Commentaires