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Énergie : quand les prix flambent, l’Équipe du Bourgmestre choisit d’agir, pas de détourner le regard

  • Photo du rédacteur: Equipe du Bourgmestre
    Equipe du Bourgmestre
  • 30 mars
  • 6 min de lecture

Quand le prix de l’électricité, du gaz, du mazout ou du carburant augmente, ce ne sont pas seulement des courbes qui montent. Ce sont des courses plus difficiles à boucler, des factures qui inquiètent, des déplacements qui pèsent plus lourd dans le budget et, pour beaucoup de familles, une angoisse très concrète à la fin du mois. C’est précisément à partir de cette réalité que l’Équipe du Bourgmestre a choisi de porter une motion sur l’explosion des prix de l’énergie lors du conseil communal du 23 mars 2026.


À travers cette initiative, la majorité locale ne prétend pas régler seule une crise internationale depuis l’Hôtel de Ville. Elle affirme en revanche une chose simple : quand une crise mondiale a des conséquences directes sur la vie des habitants, une équipe communale responsable ne peut pas rester spectatrice. Elle doit relayer les inquiétudes du terrain, défendre des réponses concrètes et rappeler aux autres niveaux de pouvoir leurs responsabilités.


Une crise lointaine en apparence, mais bien présente dans le quotidien


On parle parfois des tensions internationales comme d’un sujet éloigné, réservé aux analyses diplomatiques ou aux journaux télévisés. Pourtant, leurs effets se retrouvent très vite dans la vie quotidienne. La motion adoptée à Fleurus part de ce constat : la guerre au Moyen-Orient a contribué à une hausse des prix de l’énergie, touchant l’essence, le diesel, le gaz et le mazout.


Pour beaucoup de citoyens, cette hausse n’est pas un débat abstrait. Elle se traduit par :

  • un plein de voiture plus cher ;

  • un chauffage plus coûteux ;

  • une marge de manœuvre qui se réduit de mois en mois.


Et cette pression ne touche pas seulement les ménages les plus précaires. Le texte de la motion le rappelle clairement : les classes moyennes déjà fragilisées sont elles aussi concernées, tout comme les entreprises, les associations, les écoles, les infrastructures sportives, le CPAS et, plus largement, les services publics locaux.


Autrement dit, quand l’énergie devient plus chère, c’est toute la vie locale qui encaisse le choc.



Une commune ne fixe pas les prix, mais elle doit défendre ses habitants


Il faut être clair sur le rôle d’une commune. Une ville n’a pas le pouvoir de fixer seule les prix de l’électricité ou du gaz. Elle ne décide pas des accises fédérales. Elle ne contrôle pas à elle seule les grands mécanismes européens ou internationaux du marché de l’énergie. Mais cela ne signifie pas qu’elle doive se taire.


Une motion communale sert justement à cela : faire remonter la réalité vécue sur le terrain, interpeller les gouvernements compétents et demander des décisions à la hauteur de l’urgence sociale. Dans le cas présent, le conseil communal de Fleurus a voulu envoyer un message politique fort : il n’est pas acceptable de laisser les citoyens, les commerçants, les associations et les pouvoirs locaux absorber seuls les conséquences d’une crise qu’ils ne provoquent pas.


Cette démarche s’inscrit d’ailleurs dans une vision plus large de l’action publique locale. La Déclaration de Politique Générale de Fleurus pour 2024-2030 insiste sur la volonté de répondre aux besoins de chaque habitant, de renforcer les liens sociaux, de bâtir une ville durable et de lutter contre les inégalités et la précarité.


Le Programme stratégique transversal affirme, dans le même esprit, qu’aucun habitant ne doit être laissé de côté et que les familles les plus fragiles doivent bénéficier d’un soutien personnalisé.


C’est exactement dans cette logique que s’inscrit la motion sur l’énergie.


Ce que l’Équipe du Bourgmestre demande concrètement


Le texte présenté au conseil communal ne se limite pas à un constat. Il formule plusieurs demandes précises aux autorités fédérales, européennes et régionales.


D’abord, la motion réclame des mécanismes structurels de régulation des prix de l’électricité, du gaz et des produits pétroliers. Et en cas de crise exceptionnelle, elle demande des mécanismes de contrôle permettant de garantir des prix accessibles pour les citoyens. L’idée est simple : on ne peut pas abandonner entièrement un bien de première nécessité aux seuls effets du marché lorsque la situation devient socialement intenable.


Ensuite, la majorité communale demande au Gouvernement fédéral de revenir sur la hausse des accises sur l’essence, le diesel, le gaz et le mazout. Là aussi, le message est clair : ajouter une charge fiscale dans un contexte de tension sur les prix revient à aggraver la pression sur les ménages.


La motion insiste également sur plusieurs protections concrètes :

  • le maintien du tarif social pour l’énergie ;

  • son élargissement, notamment aux bénéficiaires de l’intervention majorée ;

  • des mécanismes équivalents pour les combustibles non couverts aujourd’hui, comme le mazout.


Cette dimension est essentielle, car une politique juste ne peut pas se contenter d’aider une partie des ménages tout en oubliant ceux qui se chauffent autrement.


Enfin, le texte met en avant un point souvent moins visible mais fondamental : la crise énergétique retombe très vite sur les CPAS et sur les communes. Dès lors, les gouvernements doivent renforcer les moyens des CPAS pour faire face à l’augmentation des demandes d’aide, et soutenir structurellement les pouvoirs locaux dans leurs stratégies énergie-climat. La motion appelle aussi la Wallonie à activer pleinement les dispositifs de protection existants et à avancer vers un fournisseur public régional d’énergie au service de l’intérêt général.


Au conseil communal, un contraste politique qui interroge


Lors du conseil, un élément mérite d’être souligné. Sur la demande de cessez-le-feu, un large accord a pu se dégager. C’est une bonne chose. Mais quand il a fallu se positionner sur les conséquences sociales et économiques de la crise énergétique, le contraste a été plus marqué.


Le PTB et Les Engagés ont rejoint la démarche portée par la majorité locale. Le MR, lui, a choisi l’abstention sur ce volet. Le signal politique est interpellant. Car enfin, peut-on reconnaître la gravité d’un conflit sans vouloir combattre réellement ses effets sur le pouvoir d’achat des ménages ? Peut-on dire comprendre les inquiétudes des citoyens tout en refusant de soutenir des demandes concrètes sur le coût de l’énergie ?


Au sein de l’Équipe du Bourgmestre, nous pensons que la cohérence compte. Défendre la paix, c’est indispensable. Mais protéger les habitants contre les répercussions sociales d’une crise, c’est tout aussi nécessaire.

Pour notre équipe, ces deux combats ne s’opposent pas. Ils vont ensemble.


Être au plus proche des citoyens, c’est aussi porter leur voix


Cette motion traduit aussi la manière dont la majorité entend exercer ses responsabilités. Gouverner une commune, ce n’est pas seulement gérer des dossiers administratifs. C’est être attentif à ce que vivent réellement les habitants, dans les quartiers, dans les commerces, dans les associations, dans les familles.


Lorsque les dépenses contraintes augmentent, ce sont souvent les pouvoirs locaux qui voient arriver les premières difficultés : davantage de demandes d’aide, davantage de tensions sociales, davantage de pression sur les services de proximité. Le document de référence de l’Union des Villes et Communes de Wallonie rappelle d’ailleurs que les communes sont le premier échelon de proximité, chargées de répondre à l’intérêt communal et d’assurer une large palette de services publics essentiels. Cette proximité implique une responsabilité particulière : ne jamais être déconnecté de la réalité.


C’est dans cet esprit que l’Équipe du Bourgmestre entend agir. Être proche des citoyens, ce n’est pas seulement écouter. C’est aussi traduire cette écoute en positions politiques claires, en interpellations utiles et en combats concrets quand le quotidien devient plus difficile.


Ne pas subir en silence


La hausse des prix de l’énergie n’est pas une fatalité à laquelle il faudrait s’habituer en silence. Des choix politiques existent. Des mécanismes de protection peuvent être renforcés. Des priorités peuvent être fixées différemment. Encore faut-il avoir la volonté de les défendre.


Avec cette motion, la Ville de Fleurus, portée par l’Équipe du Bourgmestre, a voulu rappeler une conviction forte : les crises internationales ont des effets locaux, et ces effets doivent être pris au sérieux. Quand les factures explosent, quand les familles s’inquiètent, quand les services publics sont mis sous pression, il appartient aux responsables politiques de prendre position.

Nous ne changerons pas seuls l’équilibre des marchés et du monde. Mais nous refusons de détourner le regard lorsque ses secousses frappent ici, chez nous.


Notre devoir est de rester au plus proche des citoyens, de défendre leur pouvoir d’achat et de demander des réponses à la hauteur des difficultés qu’ils rencontrent.

 
 
 

1 commentaire


Teresina Belli
Teresina Belli
01 avr.

Excellente décision du Conseil Communal à l'initiative de l'Equipe du Bourgmestre mais qui restera sans réaction des gouvernements interpellés, je le crains. Je m'interroge sur l'abstention du MR, leurs électeurs ne sont pas concernés ? ou leur abstention est un comportement habituel pour marquer leur opposition à la majorité. Si tel est le cas, c'est primaire comme comportement ! Et cela ne donne pas une image de cohésion du Conseil Communal aux habitants. C'est dommage !

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